J’abonde dans le sens de notre collègue dont la réflexion a cheminé. À la lumière de nos discussions, je vous invite à lire l’amendement no 1866 d’Élise Leboucher, déposé après l’article 7. Lors de l’examen des articles 7 et 8, nous pourrions, dès la première lecture, proposer des pistes de réflexion.
Bien parlé, madame Iborra !
Je voudrais répondre au collègue dont l’ami a malheureusement été atteint de cécité en 2008 que ce dernier ne répondait pas aux critères permettant d’accéder à l’aide à mourir. Une grande dépression n’y suffit pas : les critères sont cumulatifs, il est important de le rappeler.L’article 7, tel qu’il est issu des travaux de la commission spéciale, nous semble plutôt convenable et nous ne proposerons qu’un très petit nombre d’amendements.Il ne va pas sans l’article 17 consacré au contrôle et à l’évaluation qui sont fondamentales, par exemple pour l’application de l’alinéa 6. Même si nous faisons…
Merci pour toutes ces interventions mais on risque de finir à une ou deux heures du matin si on continue comme ça…
Ça les fait sourire ! Vous êtes démasqués, collègues !
Bravo !
On l’a déjà entendu !
Nous sommes en désaccord sur ce point.
De donner une information complète !
Oui !
Pour plus de cohérence avec ce que nous avons voté jusqu’à maintenant, nous proposons, d’une part, de substituer au verbe « propose » le verbe « informe », d’autre part, d’indiquer que si la personne le souhaite, elle a accès de manière effective aux soins d’accompagnement, y compris les soins palliatifs, puisque nous avons adopté un droit opposable à ceux-ci.Le problème de la rédaction actuelle, c’est qu’elle prévoit qu’on propose les soins palliatifs avant l’accès à l’aide à mourir, ce qui nous semble contraire à l’esprit du texte. Il faut que le médecin informe de toutes les possibilités : …
Séance du 07/06/2024· Suspension et reprise de la séance Je dors très bien, merci !
Séance du 07/06/2024· Suspension et reprise de la séance Nous en sommes à l’article 6 !
Séance du 07/06/2024· Suspension et reprise de la séance Nous voterons contre ces amendements. J’aimerais revenir sur l’amendement de Mme Lorho dont l’exposé sommaire évoque le handicap. Nous avons déjà dit que le fait d’être vieux ou handicapé n’était pas l’une des conditions donnant accès à l’aide à mourir. Vous occultez les conditions cumulatives : quels que soient son âge et son handicap, un patient ne pourra avoir accès à l’aide à mourir que si, notamment, il est atteint d’une maladie grave et incurable. S’il vous plaît, arrêtez de présenter de tels arguments, et revenez plutôt aux conditions restrictives ! (Applaudissements sur les bancs du gr…
Ce qui nous intéresse dans les deux amendements, nos 1449 et 2341, que notre groupe a souhaité sous-amender, est la référence au diagnostic. Dès lors que celui-ci est posé, le plan d’accompagnement personnalisé peut s’appliquer. Nous avons insisté pour que, dans le cadre de ce plan, les directives anticipées soient rédigées si elles ne le sont pas et réécrites si elles le sont.Nous avons travaillé non sur les amendements à l’article 6 mais sur les amendements portant article additionnel après l’article 7. Je vous invite à lire l’amendement no 1866 de Mme Leboucher, qui reprend exactement les p…
Rappelons-le au collègue Juvin, l’article 8 prévoit que le médecin peut « recueillir l’avis d’autres professionnels, notamment de psychologues ou d’infirmiers qui interviennent auprès de la personne, et, si celle-ci est hébergée dans un établissement mentionné à l’article L. 312-1 du code de l’action sociale et des familles, du médecin qui assure son suivi ou d’un professionnel de l’établissement ou du service social ou médico-social qui l’accompagne ». La collégialité est donc bien assurée à l’article 8. Il vous suffit de patienter.
Nous soutiendrons les deux amendements pour les raisons évoquées par notre collègue Gilles Le Gendre.Nous les sous-amendons pour obtenir que le texte mentionne les affections ayant une cause accidentelle, telle que celle dont souffrait Vincent Humbert car nous considérons que le projet de loi ne couvre pas cette situation.Nous cherchons le chemin de crête pour utiliser, au dernier moment, le plus tard possible, les directives anticipées– par exemple en cas d’accident – de manière à éviter les situations difficiles.
Votre interprétation est étonnante. L’absence de traitement peut être due à l’arrêt de ce traitement, à une pénurie ou à une autre raison, mais les critères sont cumulatifs. Une personne qui est condamnée – qui sait qu’elle va mourir – et qui souffre énormément doit pouvoir accéder à l’aide à mourir, quelle que soit la raison pour laquelle elle ne peut pas obtenir de traitement.Pensez-vous préférable de lui demander d’attendre que les traitements soient disponibles ou que l’on trouve des traitements qui fassent effet ? Quelle que soit la cause de l’absence de traitement, si on ne peut mettre f…
Séance du 06/06/2024· Suspension et reprise de la séance Madame la ministre, vous n’avez pas donné l’avis du Gouvernement sur les sous-amendements se rapportant à l’amendement gouvernemental, ni sur notre sous-amendement à l’amendement no 2574 de Mme Rist, qui vise à compléter l’alinéa 4 par les mots « quelle qu’en soit la cause ». Nous aimerions connaître votre position face à de nouveaux cas Humbert.Enfin, il me semble que la boussole de ce texte, c’est la notion de souffrance insupportable et réfractaire. Dès lors que quelqu’un souffre l’enfer, on ne peut pas lui dire, quelle que soit la réponse de la HAS – et je rejoins sur ce point M. le rappor…
L’article prévoit les conditions d’accès à l’aide à mourir. Il semble équilibré mais nous avons un profond désaccord sur la notion de court et moyen terme que vous souhaitez rétablir. Si les critères dont nous allons débattre sont réunis, notre seule et unique boussole pour déterminer le moment où l’acte ultime sera pratiqué ne peut être que le niveau de souffrance réfractaire que le patient est capable de supporter. Ce niveau étant variable d’une personne à l’autre, nous ne pouvons inscrire dans la loi un quelconque délai, ne serait-ce qu’indicatif. La mention de la phase avancée ou terminale…
Séance du 06/06/2024· Suspension et reprise de la séance Mes arguments sont analogues à ceux de ma collègue Leboucher.Nous avions réalisé un très important travail transpartisan en commission spéciale. Madame la ministre, nous comprenons que le maintien du critère « engageant son pronostic vital » vous tienne à cœur ; comprenez que la suppression de la notion « à court ou moyen terme » nous tienne à cœur. Je suis d’accord avec notre collègue Le Gendre : si nous voulons trouver le chemin d’un compromis intelligent, il convient qu’à l’issue de la discussion de tous ces amendements et sous-amendements, nous réécrivions l’alinéa en tenant compte de la m…
Séance du 06/06/2024· Article 5 bis (suite) Nous nous opposerons au sous-amendement de Mme Ménard mais nous voterons l’amendement de la rapporteure, même s’il fait tomber le nôtre, parce qu’il y est bien question d’une possibilité, en complément de tout ce que vous défendez, chers collègues, à savoir les soins palliatifs et la sédation profonde et continue. Il s’agit d’ouvrir droit à une nouvelle possibilité, celle d’accéder à l’aide à mourir. La rédaction proposée dans cet amendement nous paraît pertinente.
Séance du 06/06/2024· Suspension et reprise de la séance Si ce texte vise à soulager les souffrances, peu importe que la personne soit en situation régulière ou irrégulière ; du moment qu’elle le demande, on doit lui accorder l’aide à mourir. Nous soutiendrons l’amendement de notre collègue Faucillon. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.)
Séance du 06/06/2024· Suspension et reprise de la séance Vous demanderiez ses papiers à quelqu’un qui est en train d’agoniser ?
Séance du 06/06/2024· Suspension et reprise de la séance Soyons sérieux ! Madame Genevard, collègues, ce n’est pas une question de nationalité, c’est une question d’humanisme.
Séance du 06/06/2024· Suspension et reprise de la séance Et lorsqu’elles sont en pleine souffrance, nous leur dirions qu’elles n’ont droit à rien ?
Séance du 06/06/2024· Suspension et reprise de la séance Je rappelle que les personnes en situation irrégulière exercent souvent des métiers difficiles, pour lesquels on ne trouve pas de main-d’œuvre française.
On s’y est engagés au titre Ier !
Séance du 06/06/2024· Suspension et reprise de la séance Oh là là !
Séance du 06/06/2024· Suspension et reprise de la séance Cela n’a rien à voir !