« Absent » signifie que le député n'a pas pris part au scrutin, pas qu'il était absent de l'Assemblée.
Session ordinaire 2025 -2026 · 17e législature · compte rendu complet
Séance du 26 novembre 2025 (1e séance)
Présidence de Mme Yaël Braun-Pivet
Suspension et reprise de la séance
M. David Amiel. J’ajoute à votre diagnostic un point essentiel : l’État est parfois plus faible que les structures qu’il est censé superviser ou contrôler. Plus faible en ressources humaines, en compétences, en expertise opérationnelle sur le terrain. Cette situation découle notamment de la plus grande souplesse de recrutement et de rémunération dont disposent les agences – et parfois les opérateurs ; elles peuvent ainsi attirer des profils qui, autrefois, auraient rejoint la fonction publique d’État.Au niveau préfectoral, en particulier, nous assistons à une véritable déperdition des compétences en matière d’ingénierie territoriale. C’est un enjeu absolument central. Ce constat m’amène d’ailleurs, dans le prolongement de l’intervention de la députée Blin, à formuler une réflexion plus large.Ces dernières années, l’État s’est beaucoup concentré sur la gestion de la haute fonction publique – sujet certes important. Mais un autre enjeu fondamental se joue ailleurs : celui des cadres de proximité. Nous parlions tout à l’heure des IRA, qui forment ces agents de terrain des administrations publiques, lesquels portent l’État à bout de bras. La question de leur formation et de l’attractivité de leurs métiers est cruciale, d’autant que, bien souvent, l’État lui-même fait moins le poids que les agences ou les opérateurs qu’il est censé encadrer.Il en va de même au niveau ministériel : cela nous ramène à la question du pilotage des agences, qui deviennent parfois plus puissantes que les ministères eux-mêmes.
Mme la présidente (RN). Prochaine séance, ce soir, à vingt et une heures trente : Débat sur le thème : « Les centres de santé pluriprofessionnels : antidote aux déserts médicaux ? »La séance est levée.