C’est petit !
« Absent » signifie que le député n'a pas pris part au scrutin, pas qu'il était absent de l'Assemblée.
« Absent » signifie que le député n'a pas pris part au scrutin, pas qu'il était absent de l'Assemblée.
C’est petit !
Mais les routes nationales, c’est vous !
Ça fait quarante ans qu’elle est en construction !
Et alors ?
C’est honteux !
…si le Président de la République lui-même ne respecte pas ses engagements ? (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR-NUPES et sur quelques bancs du groupe LFI-NUPES.)
Monsieur le Premier ministre, je m’adresse particulièrement à vous car ma question concerne une déclaration du Président de la République lors de son passage en Guyane. Dans ce territoire, sept communes sur vingt-deux sont totalement enclavées et privées de réseau routier. Mes chers collègues, l’enclavement tue régulièrement dans mon pays, la Guyane. Il tue des dizaines de personnes, mais il tue aussi le système éducatif, le système sanitaire, l’économie et l’espoir. En 500 ans de présence sur le sol guyanais, la France n’a construit que 440 kilomètres de routes nationales – soit moins de 1 ki…
Vous n’avez pas abordé la question du développement économique des territoires voisins ; c’est à ce propos que j’avais interpellé M. Le Maire. Nombre de jeunes quittent le pays pour aller travailler au Brésil ou au Guyana ; d’autres partiront bientôt pour le Suriname. La France devrait quand même prendre ce fait en considération.Je ne suis pas là pour quémander. J’explique juste la situation. Une mission de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire s’est rendue en Guyane ; elle a constaté les difficultés que vous avez soulignées, notamment le retard pris en matiè…
Le décalage entre l’activité économique de la Guyane et celle de l’Hexagone, historiquement très fort, se trouve encore exacerbé, au détriment de la première.Les entreprises guyanaises ont à maintes reprises signalé les difficultés auxquelles elles sont confrontées : nécessité de prolongation des échéanciers de remboursement des prêts garantis par l’État (PGE) ; besoins de trésorerie structurellement importants, en raison de l’éloignement des centres historiques d’approvisionnement, qui nécessite de constituer de grandes quantités de stocks ; délais de paiement anormalement longs ; crédits fou…
Hier, dans cet hémicycle, je me suis demandé quel serait le scénario du pire pour la Nouvelle-Calédonie Kanaky. Malheureusement, le pire est arrivé : nous déplorons aujourd’hui des morts, ce que personne ici ne souhaitait. Nous savions que le risque était grand, mais, malgré nos appels, vous avez décidé de maintenir le projet de loi constitutionnelle et voilà où nous en sommes : le Conseil de défense et de sécurité nationale a été réuni ce matin, l’état d’urgence va être déclaré, les forces militaires vont être renforcées dans les prochaines heures – l’État reconnaît une situation insurrection…
Je ne sais pas quoi vous dire. (Sourires.) Tout à l’heure, en discutant avec l’un de nos collègues, je lui ai demandé ce que serait, pour lui, le scénario du pire. Il m’a répondu : qu’il y ait un mort. Notre responsabilité est donc grande. Gouverner, c’est prévoir, anticiper, non pas se précipiter, notamment face à une situation aussi délicate : personne n’a osé faire ici l’inventaire des deux dernières nuits.Souvent, ceux qui se sont exprimés ont évoqué la prise d’otages d’Ouvéa et ses vingt et un morts. Pour les Kanaks, ce n’est pas une vingtaine de morts qu’a représenté la colonisation de l…
Retirez le texte !
Pourquoi ne pas retirer le texte ?
Rappelez à l’ordre le haut-commissaire ! Il n’aurait pas dû dire ce qu’il a dit.
Madame la présidente ! Qu’est-ce qu’il a fait ? Il m’a menacé !
Vous ne le rappelez pas à l’ordre ?
Retirez le projet de loi ! (M. le rapporteur fait un geste en direction du groupe GDR-NUPES. – Vives exclamations sur les bancs des groupes GDR-NUPES et LFI-NUPES.)Qu’est-ce que c’est que ce geste ?
Ouvrez le dialogue !
Retirez le projet de loi !
C’est vous qui êtes irresponsables, en n’utilisant que la répression !
C’est ça, le vrai problème ! (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR-NUPES et LFI-NUPES.)
Comment sortirons-nous de cette situation ?
Savez-vous que pendant les événements, cette année-là, dix Kanaks ont été tués et que ceux qui les ont tués ont été amnistiés ? Le savez-vous ?
Chers collègues, voulez-vous retourner en 1984 ? C’est ça, la perspective ?
Je peux terminer, madame la présidente ?
Que va-t-il se passer maintenant ? La nuit dernière, des drames sont survenus et des choses extrêmement graves se sont produites. Partout où il y a ce que l’on appelle des émeutes, je regarde le comportement de l’État. Je constate que, systématiquement, il entre dans un processus de répression en envoyant le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) ou le Raid – recherche assistance intervention dissuasion.Hier, à la télévision, le haut-commissaire a même déclaré : « Les forces de l’ordre seront en état de légitime défense ».
Je ne vais pas moi non plus me limiter au texte de l’amendement : il me servira d’introduction pour évoquer le contexte actuel.Comme le soulignait Sophia Chikirou, nous débattons ce soir dans cet hémicycle alors que la Nouvelle-Calédonie Kanaky est à feu et à sang. Ne soyons pas déconnectés de ce qui se passe là-bas.Nous voulons par cet amendement fixer dans la Constitution le corps électoral référendaire tel qu’il a été établi en 1999. Cela donnerait des garanties au peuple kanak et aux indépendantistes. Les discussions devront de toute façon avoir lieu. Lors de votre audition devant la commi…
Ils ont restitué les terres, c’est tout.
Redistribuer leurs terres ?
Exactement !