Cet amendement est de la même veine que celui que défendait plus tôt notre collègue Louis Boyard. Nous y sommes donc très favorables.Mes oreilles ont sifflé en entendant le Rassemblement national affirmer que nous ne pouvions pas rendre universelle la sécurité sociale, faute des moyens nécessaires pour en faire bénéficier tout le monde. Lors de l’étude du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), quel groupe a refusé que soit compensée chaque perte de la sécurité sociale ? C’est le Rassemblement national ! Qui a systématiquement refusé la création de cotisations exceptionnel…
Séance du 30/05/2024· Après l’article 1er bis L’amendement no 14 vise à réfléchir à une potentielle prise en charge de la garde des enfants pour les mères seules atteintes d’un cancer du sein. En effet, nous savons qu’il peut être très difficile, voire impossible, de s’occuper de ses enfants durant le traitement.L’amendement no 15 vise à évaluer la couverture maladie, en cas de cancer du sein, des autoentrepreneurs. Nombre d’entre eux indiquent que les assurances n’y suffisent pas ou ne fonctionnent pas. Nous demandons donc au Gouvernement un rapport sur le sujet, afin d’étudier comment améliorer la protection des travailleurs indépendant…
Séance du 30/05/2024· Après l’article 1er bis « La plage. J’aime ça, la plage, mais les maillots de bain sont trop chers, donc je dois rafistoler et aller chez Decathlon essayer de trouver quelque chose qui s’adapte », me dit Corinne. Les soutiens-gorge adaptés ne sont pas remboursés et coûtent trop cher. C’est comme si l’on fournissait une prothèse de jambe sans la fixation. Cet amendement vise donc à défendre la possibilité d’inclure dans les soins de support pris en charge les maillots de bain et les soutiens-gorge adaptés.Monsieur le rapporteur, vous souhaitez que les soutiens-gorge adaptés figurent sur la liste des dispositifs pris e…
« J’ai dû aller dans une clinique. Ça a coûté 14 000 euros et j’ai dû sortir 5 000 euros de ma poche » : 80 % des femmes atteintes d’un cancer du sein doivent régler des dépassements d’honoraires. La proposition de loi devait permettre d’éviter qu’elles ne soient étouffées par des frais dont elles ne sont pas responsables et qui peuvent entraîner une grande souffrance financière.Pourtant, en commission, les députés macronistes ont supprimé la prise en charge des dépassements d’honoraires, au motif qu’elle aurait eu un effet inflationniste. Plutôt que de les laisser peser sur les femmes, il suf…
« Heureusement que j’avais Patrick, Célia et Julie, sinon je ne sais pas comment j’aurais fait toute seule. On est en colère, on a mal. Ce cancer, il attaque le moral, le physique, l’intime, mais il peut aussi détruire financièrement. » Elles s’appellent Corinne, Sandrine, Myriam, Marie-Lucie ; elles viennent de Limoges, de Felletin, de Toulouse, de Paris. En France, une femme sur huit déclarera un cancer du sein et 99 % s’en sortiront s’il est traité à temps. Ce taux ne doit pas nous faire oublier les 12 000 femmes qui, chaque année, n’en réchappent pas, ni le combat quotidien des patientes. …
Séance du 15/05/2024· Article 1er (suite) « S’ils ne veulent plus de nous, il faut le dire ! » Voilà ce que m’a dit Yannick, agriculteur à Nedde. Il a raison de s’inquiéter. Depuis 2016, dans le Limousin, nous avons perdu des dizaines de milliers de bovins et, dans le même temps, vous négociez, signez, paraphez des traités de libre-échange avec le Canada et la Nouvelle-Zélande et bientôt avec le Mercosur.En vérité, il y a une embrouille : lorsque vous parlez de souveraineté alimentaire, vous parlez non pas de produire – comme le voudrait le bon sens –, mais de se fournir. Peu importe qu’on s’approvisionne en France – dans le meilleur …
Séance du 02/04/2024· Prévention en santé Ce serait un drame absolu : il n’y a pas de système de soins, il ne peut y avoir de politique de prévention sans les infirmières libérales. Il est temps d’agir pour qu’elles soient payées à la mesure de leurs efforts. Que proposez-vous en ce sens ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.)
Séance du 02/04/2024· Prévention en santé …sept ans que chaque ministre de la santé – et de la prévention ! – nous arrose de « vous allez voir ce que vous allez voir » en matière de prévention. Pourtant, voilà sept ans que la santé des Français se dégrade et que les maladies chroniques sont en hausse. Les prochaines années ne s’annoncent pas plus roses.Les infirmières libérales, qui voient leurs patients tous les jours, ont un rôle essentiel à jouer dans la prévention. Cette semaine, elles sont en grève : elles demandent du respect et des moyens pour remplir correctement leurs missions.Sarah, moins de 30 ans, infirmière libérale à Lim…
Séance du 02/04/2024· Prévention en santé « Là, on va mettre le paquet sur la prévention » : voilà ce qu’Emmanuel Macron a déclaré lors d’un discours à Toulouse en décembre 2023. Et d’ajouter : « [c’]est au cœur de nos priorités en santé ». Le « paquet », la « priorité », « on va voir ce qu’on va voir » – sept ans que notre Président est aux responsabilités,…
Séance du 02/04/2024· Prévention en santé Bravo !
Séance du 02/04/2024· Prévention en santé Tout à fait !
Séance du 02/04/2024· Prévention en santé Elle a raison !
Séance du 02/04/2024· Prévention en santé C’est vrai !
Séance du 02/04/2024· Prévention en santé Santé de classe !
Séance du 02/04/2024· Retraite des pompiers volontaires Je vous remercie pour votre réponse, même si elle n’est pas satisfaisante. La question est : comment reconnaître l’engagement des sapeurs-pompiers par une bonification ? Vous proposez de compléter les carrières, ce qui signifie que cela concerne les sapeurs-pompiers ayant connu des périodes de chômage, soit, je le répète, un petit nombre d’entre eux. J’invite le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin à revoir sa copie et à instaurer une bonification de retraite après dix années d’engagement pour tous les sapeurs-pompiers volontaires, comme le demandent les fédérations, les élus et les sapeurs…
Séance du 02/04/2024· Retraite des pompiers volontaires « Toute ma vie, j’ai eu deux emplois : la journée, sur le chantier ; le soir, dans le camion pour secourir. Cette pénibilité, elle n’est jamais prise en compte. »On peut les croiser dans les rayons d’un supermarché, dans une usine, au volant d’un camion benne de la commune, dans les espaces verts de Peyrat-le-Château, ou derrière un bureau. Mais quand le devoir les appelle, ils quittent le boulot. Parfois, lorsqu’ils sont en congés, ils renoncent à leur repos. Ils arrêtent tout, filent à la caserne, enfilent leur tenue et courent porter secours. Il s’agit des sapeurs-pompiers volontaires, qui …
Séance du 14/03/2024· Après l’article 1er bis Si des entreprises font fabriquer des vêtements par des enfants, cela doit être affiché et elles doivent être sanctionnées ; or vous proposez que seules les entreprises volontaires, qui ont déjà des usages vertueux, affichent leurs bonnes pratiques. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.)
Séance du 14/03/2024· Après l’article 1er bis Notre industrie textile a été délocalisée en raison de la fin des quotas d’importation. Nous avons déposé un amendement demandant leur rétablissement, afin de relancer l’industrie française et de réduire autant que possible la concurrence déloyale des pays asiatiques ; le Rassemblement national a voté contre.Ces amendements visent à conduire une expérimentation concernant l’affichage de l’impact social de l’industrie textile. Un dispositif semblable avait été proposé lors de l’examen de la loi « climat et résilience ». La plupart des groupes y sont favorables, mais le groupe Horizons et appare…
Séance du 14/03/2024· Après l’article 1er bis Permettez-moi une remarque, en lien avec le thème qui nous occupe : alors que nous examinons une proposition de loi visant à lutter contre la fast fashion et les achats trop fréquents de vêtements, l’attitude du Rassemblement national, qui a changé tant de fois sa veste durant ce débat, me semble assez irresponsable ; c’est un mauvais signal. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.)
Séance du 13/03/2024· Dépôt du rapport annuel de la Cour des comptes Eh oui !
Séance du 13/03/2024· Dépôt du rapport annuel de la Cour des comptes Bien dit !
Nous allons enchaîner, je le sens ! L’amendement demande au Gouvernement de remettre un rapport sur l’opportunité de faciliter le droit de préemption de l’État. À titre d’exemple, l’usine de Carelide, dans le département du Nord, était la dernière entreprise française à fabriquer des poches de perfusion de paracétamol. Une fermeture était à craindre, que la mobilisation des salariés a heureusement permis d’éviter. Mais si jamais la fermeture n’avait pu être empêchée, il aurait fallu que l’État puisse préempter, afin que l’on continue de disposer de poches de perfusion de paracétamol fabriquées…
Je regrette que l’amendement no 13 ait été rejeté. Il offrait une avancée, en matière de transparence, que nous avons rarement l’occasion de défendre ; c’est donc regrettable.L’amendement no 15 demande au Gouvernement de remettre au Parlement un rapport annuel sur les ruptures de médicaments et leurs raisons. À chaque fois, le Gouvernement sera obligé de présenter des pistes pour contrecarrer ces ruptures. Ce serait un outil intéressant pour les associations et pour les députés, afin de déterminer comment rectifier le tir. (M. Hendrik Davi applaudit.)
Il relaie la demande de davantage de transparence exprimée par les associations – en particulier l’Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament –, notamment quant au prix des médicaments. Il s’agit, au moment où les entreprises négocient avec le Comité économique des produits de santé (CEPS), de garantir que ce dernier dispose de toutes les informations, en particulier sur les financements publics dont a bénéficié l’entreprise. Ainsi, au moment de la négociation, le CEPS, constatant de nombreux financements publics, pourra contester un prix de vente trop élevé. Cela consti…
Je suis tout à fait d’accord avec ma collègue. L’article 2 ne sera efficace que si les sanctions financières sont obligatoires. Entre 2018 et 2022, seules huit sanctions ont été prononcées. Il est temps de les rendre enfin dissuasives afin que des stocks soient constitués.
Séance du 28/02/2024· Mieux partager la valeur et garantir des revenus dignes pour les agriculteurs Je remercie moi aussi le groupe Écologiste-NUPES d’avoir organisé ce débat, ainsi que les intervenants, qui nous ont déjà fourni quelques pistes pour sécuriser le revenu des agriculteurs. En tant que député du Limousin, je suis très inquiet, car les éleveurs bovins figurent parmi les agriculteurs les plus pauvres. Comme j’ai encore pu le constater au Salon de l’agriculture, le monde agricole est toujours aussi inquiet, car la question des revenus, qui est l’un des points de blocage, n’a toujours pas été traitée. Emmanuel Macron a bien fait des annonces, mais on n’arrive pas à comprendre de quo…
Séance du 27/02/2024· Prix payés aux producteurs par les entreprises de transformation et de distribution agroalimentaires Les 99 000 tonnes de viande bovine importées du Mexique, c’est aussi du concret !
Séance du 27/02/2024· Prix payés aux producteurs par les entreprises de transformation et de distribution agroalimentaires « Qu’est-ce qu’ils attendent de nous, là-haut ? Ça fait des années qu’on nous pousse à faire mieux, toujours la meilleure qualité, et on le fait ; mais finalement, on nous achète nos produits à des prix qui ne couvrent même pas nos charges. Les ventes à perte, c’est notre quotidien. » C’est ce que m’a confié le premier agriculteur que j’ai rencontré sur un point de blocage près de Limoges, le soir du 25 janvier.« Là-haut, qu’est-ce qu’ils attendent de nous ? » : c’est une bonne question. Quel cap voulez-vous pour l’agriculture ? À voir les chiffres, les agriculteurs ont raison de s’interroger.…
Séance du 27/02/2024· Prix payés aux producteurs par les entreprises de transformation et de distribution agroalimentaires Ça marche vraiment bien !
Séance du 27/02/2024· Prix payés aux producteurs par les entreprises de transformation et de distribution agroalimentaires Les bancs sont vides : il y a vraiment de moins en moins de démocrates dans cet hémicycle !