Séance du 28/10/2019· Mission « Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales » (état B) Je vous remercie de votre réponse, monsieur le rapporteur spécial, monsieur le ministre, mais, si cet amendement a une dimension budgétaire – et je comprends qu’on puisse préférer diriger ces crédits ailleurs –, il a aussi une dimension normative, sachant que les réglementations et les lois bloquent parfois des développements expérimentaux.C’est pourquoi je citais l’exemple de France Expérimentation dans le monde de l’entreprise, qui permet de suspendre dans certains territoires des règles pour pouvoir expérimenter. Dans ma circonscription, des viticulteurs nature et bio se font attaquer par l…
Séance du 28/10/2019· Mission « Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales » (état B) Cet amendement propose de créer des territoires d’expérimentation pour une agriculture écologique voulant sortir des pesticides de synthèse. Ainsi, nous pensons que, pour sortir de l’agribashing que vous avez évoqué, monsieur le ministre, il faut des lieux d’agronomie innovante.Mais il faut aussi soutenir les responsables locaux qui veulent des arrêtés antipesticides, car ceux-ci sont chaque fois cassés par la justice alors que des agriculteurs, y compris les viticulteurs, qui veulent innover en baissant les traitements sont attaqués en justice comme hors la loi et même agressés sur place.Dès …
Séance du 17/10/2019· Suspension et reprise de la séance Si nous pouvons effectivement travailler ensemble à d’autres mécanismes plus incitatifs, et non pas uniquement punitifs, je retire mon amendement.
Séance du 17/10/2019· Suspension et reprise de la séance Le problème de cette taxe est d’être uniquement punitive et non pas incitative – une incitation par exemple à intégrer une filière de biokérosène – puisque le produit de la taxe ira à des modes de transport concurrents.C’est pourquoi il serait bon de la moduler, tout en préservant un produit équivalent à celui qu’il a été prévu de verser à l’AFITF : je tiens à le préciser aussitôt, monsieur le rapporteur général, il ne s’agit pas de perdre de l’argent !L’instauration d’un bonus-malus permettrait de marquer une différence entre les compagnies qui feront un effort, notamment avec l’intégration d…
Séance du 17/10/2019· Suspension et reprise de la séance L’écocontribution sur le transport aérien est une bonne chose : Matthieu Orphelin, François Ruffin et moi-même le disions déjà en commission à une époque où le Gouvernement n’était pas encore tout à fait de cet avis.Notre argument était qu’il fallait que la France donne l’exemple, pour que les pays européens suivent : l’annonce récente faite par l’Allemagne montre que nous avions raison. C’est en montrant l’exemple, je le répète, que notre pays a pu entraîner des décisions au plan européen, qui est le niveau approprié.Cet amendement vise à appeler l’attention sur un problème d’équité posé par …
Séance du 05/06/2019· Suspension et reprise de la séance Tout cela parce qu’il passe d’un département à l’autre et d’une région à l’autre. Les comités créés par ces AOM doivent donc fonctionner comme des interfaces. L’amendement propose, en conséquence, que ces comités des partenaires soient ouverts à des représentants des AOM des territoires limitrophes, afin de permettre une meilleure coordination, en s’appuyant non pas sur des frontières administratives, mais sur des bassins de vie. Nous devons être beaucoup plus cohérents sur ce point, sous peine de reconstruire un pays sur des frontières administratives anciennes et de rester tributaires d’un z…
Séance du 05/06/2019· Suspension et reprise de la séance Cette loi va créer des autorités organisatrices de mobilité partout dans le territoire et, par conséquent, des limites administratives. Or ces limites ne doivent pas être des frontières infranchissables, mais plutôt des interfaces. Les territoires dont on veut coordonner les mobilités ne s’arrêteront pas à des frontières administratives, comme celles des départements ou de la région. Pour vous donner un exemple, le trajet d’Avignon à Nîmes en bus prend aujourd’hui une heure et demie, contre vingt minutes en voiture.
Pour développer le véhicule électrique, il est essentiel de cartographier les bornes de recharge d’un territoire. Le présent amendement propose que le plan de mobilité, appelé à remplacer le plan de déplacements urbains, recense ces bornes de recharge. L’autorité organisatrice des transports devra se charger ensuite de les faire connaître aux habitants, à travers une application dédiée ou un référencement dans les applications de géolocalisation. Cet amendement de bon sens ne coûte rien et devrait donc faire consensus.
Je souhaite associer à cette question nos collègues Carole Bureau-Bonnard et Jean-François Portarrieu. Le Gouvernement vient d’augmenter le nombre de départements qui pourront bénéficier du dispositif des emplois francs. Le Vaucluse et les quartiers d’Avignon vous en remercient.Rappelons l’histoire de cette ambition des « salariés francs » ou, désormais, « emplois francs ». C’est un éminent maire de Sarcelles qui a eu cette idée. Elle vient du constat des limites des zones franches : dans nos quartiers, se trouvent de nombreux immeubles avec énormément de boîtes aux lettres de sièges sociaux d…
Séance du 13/03/2019· Discussion générale Retour à la case départ !
Fondé sur l’expérimentation des contrats de réciprocité, il a pour objectif de permettre aux métropoles et aux communautés urbaines de venir en appui d’offres d’ingénierie en dehors de leur zone géographique, par dérogation au principe de spécialité territoriale d’un établissement public. Cet amendement est justifié par l’intérêt du territoire pour lequel interviendra la métropole ou la communauté urbaine, mais également par les effets de ces interventions pour la métropole, par exemple dans le cas d’un bassin d’attraction.
Je le maintiens.
Il vise à compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante : « Lorsqu’un projet est commun à plusieurs départements, le représentant de l’État dans la région est le délégué territorial de l’Agence nationale de la cohésion des territoires. » Il est en effet possible que des projets de territoires concernent plusieurs départements ou qu’ils soient à cheval sur plusieurs d’entre eux ; ils peuvent concerner des bassins de vie plus que des espaces délimités par des frontières administratives classiques. Si un projet s’étale sur un bassin de vie touchant plusieurs départements, donc plusieurs préfets, il…
Je le maintiens.
Il vise une nouvelle fois à définir ce que peut être un projet de territoire. Les exemples qu’on nous donne depuis un moment résonnent étrangement. On semble se demander comment on pourrait reconstruire un pont qui se serait effondré dans une métropole sans l’Agence nationale de la cohésion des territoires… Heureusement, même sans ANCT, cela fait des siècles qu’on parvient à réparer les ponts de nos métropoles !Il faut comprendre que les projets concernés ont pour spécificité d’être à la fois portés par le public et le privé. L’Agence n’a pas vocation à financer des infrastructures déjà votées…
Une métropole est forte parce qu’elle concentre les investissements, les compétences, et les emplois : c’est cela sa raison d’être, et c’est sa force. C’est très bien en ce qui la concerne, mais cela rend d’autant plus nécessaire que les territoires puissent s’associer pour contrebalancer les métropoles. Répétons-le : l’ANCT existera pour donner plus à ceux qui ont moins, pas pour donner la même chose à tout le monde !
Il faut prendre garde à ce que, d’ici à un an, 80 % des dossiers soumis à l’Agence ne soient pas présentés par des métropoles, qui disposent de l’ingénierie nécessaire pour présenter leur projet. On doit leur imposer une condition consistant à associer les territoires voisins.Disons-le une fois pour toutes : le ruissellement ne marche pas pour les êtres humains, et ne marche pas davantage entre les métropoles et les territoires voisins. Aucune métropole ne ruisselle sur ses territoires voisins – ce n’est tout simplement pas sa raison d’être.
Il vise à conditionner le recours des métropoles et des communautés urbaines à l’ANCT, qui ne pourra se faire qu’en cas d’association avec les territoires voisins.Madame la ministre, lors de la discussion générale, vous avez évoqué les contrats de réciprocité. On constate qu’ils n’ont pas vraiment trouvé leur public – deux contrats seulement ont été signés, dont l’un fonctionne vraiment, entre Toulouse et le Gers. L’amendement favorisera la signature de ces contrats.Je le répète : donner la même chose à tous, ce n’est pas l’équité. Il faut donner plus à ceux qui ont moins.
Il vise à ce que les projets de territoire portés par des pôles d’équilibre territoriaux et ruraux bénéficient d’un traitement prioritaire de l’Agence. Il faut bien comprendre qu’un projet de territoire ne se résume pas à une infrastructure – je crois qu’il y a une confusion sur ce point. Le projet de territoire, c’est aussi une filière économique qui crée de l’innovation et de l’emploi.Il ne s’agit pas de faire que des villes éloignées de 50 kilomètres agissent en silo et cherchent chacune à avoir son théâtre et son stade. Au contraire, le projet de territoire tient dans une volonté de mutual…
Pour bien expliquer, notamment à l’intention de M. Prud’homme, la notion de territoire, je rappellerai que celle-ci n’est en effet pas définie juridiquement. La future agence a pour intérêt que ce ne sont pas les territoires – au sens par exemple d’une commune – qui définiront un projet, mais le projet lui-même qui délimitera des territoires différents. Ainsi, plusieurs communes ou plusieurs EPCI pourront travailler ensemble.Il ne s’agit pas de travailler en silo, chaque mairie finançant son rond-point, son théâtre ou son gymnase, mais d’accepter que le projet soit la cause commune d’un territ…
Cet amendement d’appel vise à rappeler que les collectivités doivent préserver leurs prérogatives dans l’élaboration et la mise en œuvre de leur projet de territoire ainsi que des actions qui en découlent.Il importe de souligner que l’Agence nationale de la cohésion des territoires – ANCT – n’interviendra que si les collectivités l’ont sollicitée, ce qui représente un basculement entre l’ancien système, reposant sur le principe de l’appel à projets, et le nouveau, qui réside dans l’accompagnement des projets afin que les collectivités et l’État se retrouvent à mi-chemin.
Les explications de la ministre m’ayant satisfait, je retire mon amendement.
Il s’agit d’un amendement d’appel. L’Agence a pour mission d’être un soutien en termes d’ingénierie, sans considération financière, des collectivités qui la solliciteront. Compte tenu des faibles capacités financières de certaines collectivités, il importe de fixer les services de cette agence qui seront gracieux et ceux qui seront payants.
Séance du 11/03/2019· Discussion générale commune (suite) …que ce soit par son contenu ou en raison du moment de crise dans laquelle elle s’inscrit. La plupart des problèmes et des tensions de notre pays viennent des inégalités territoriales. Le mouvement des « gilets jaunes » n’a pas, en réalité, commencé avec la hausse des carburants. Mais quand on leur a dit : « covoiturage, bornes de recharge électrique, alternative à la voiture individuelle » ; ils ont répondu : « De quoi parlez-vous ? »Demain, quelle que soit la loi que nous voudrons débattre dans cet hémicycle, qu’elle porte sur la santé, la justice, ou encore la culture, la moitié du pays ris…
Séance du 11/03/2019· Discussion générale commune (suite) Cette proposition de loi créant l’Agence de la cohésion des territoires n’a rien d’une petite loi,…
Ce texte est très attendu, notamment par nos commerçants, dont les boutiques, tous les week-ends, subissent des dégradations inadmissibles. Il comporte des avancées notables, en particulier sur le plan démocratique, avec la facilitation de la déclaration des manifestations, et sur le plan sécuritaire – je pense au dispositif « casseurs-payeurs », qui était attendu, et à l’instauration, avec l’article 1er, de périmètres administratifs de protection et de contrôle.Cet article 2 est en effet central et suscite bien des débats, légitimes, entre la majorité et l’exécutif pour construire aujourd’hui…
Séance du 29/01/2019· Intermittents du spectacle Je vous remercie de votre réponse, madame la secrétaire d’État. Vous l’avez dit, la culture est importante pour l’émancipation personnelle et le rayonnement international. En outre, on ne le dit pas assez, elle a un véritable impact sur notre économie : l’argent investi dans la culture revient dans l’économie réelle. C’est donc un facteur non seulement d’émancipation, mais aussi de croissance.L’avenant que vous avez mentionné a effectivement été signé à l’unanimité, mais il doit encore être validé par les syndicats professionnels et le Gouvernement. Essayons de pérenniser enfin le statut des i…
Séance du 29/01/2019· Intermittents du spectacle Madame la secrétaire d’État auprès de la ministre des armées, vous ne serez pas étonnée que ma question soit posée par l’élu d’une circonscription qui se félicite d’accueillir chaque année, à Avignon, le plus grand festival de spectacle vivant au monde.Un nouveau cycle de négociation entre les partenaires sociaux devait s’ouvrir le 28 novembre dernier pour réformer le régime spécifique des intermittents du spectacle, mais les syndicats ont refusé d’entamer les discussions avant d’avoir en main l’évaluation des effets de l’accord de 2016.Durant sa campagne de 2017, le candidat Macron avait défe…
Séance du 25/10/2018· Article 11 (suite) Pour répondre à M. Woerth, cet amendement ne prépare en aucun cas une fusion entre la CSG et l’IR – impôt sur le revenu. Une telle mesure, vous le savez, serait, s’agissant des actifs, inconstitutionnelle. Ce débat est clos. Il existe plusieurs taux de CSG pour les inactifs ; nous souhaitons simplement en ajouter quelques-uns. Vous disiez à l’instant que vous n’étiez pas favorable à ce que certains paient pour les autres. C’est normal : vous êtes ultralibéral ; moi, je ne le suis pas, je crois la redistribution nécessaire. Voilà ce qui nous différencie, vous et moi.Par ailleurs, il n’y a pas «…
Séance du 25/10/2018· Article 11 (suite) Nous allons le faire !