Séance du 14/10/2026· Article 55 (appelé par priorité) et débat sur le prélèvement européen· président de la commission des affaires européennes Au fond, deux chemins nous font face : celui de l’effacement de notre Europe ou celui de la puissance européenne que nous défendons. Ce dernier exige d’avoir un budget à la hauteur de ses ambitions. D’abord l’ambition d’investir massivement dans l’innovation et les technologies de rupture (Mme Liliana Tanguy et M. Paul Midy applaudissent), en nous assurant que nos entreprises soient les premières à en bénéficier grâce à un principe strict de préférence européenne. Puis, l’ambition de réformer le budget, en reprenant la logique de performance qui était au cœur du plan national de relance et de …
Séance du 14/10/2026· Article 55 (appelé par priorité) et débat sur le prélèvement européen· président de la commission des affaires européennes On ne peut pas profiter du marché, des investissements et de la protection du club, tout en refusant de payer sa part.
Séance du 14/10/2026· Article 55 (appelé par priorité) et débat sur le prélèvement européen· président de la commission des affaires européennes L’Union européenne, n’en déplaise à ses détracteurs, n’est pas une colocation sans règles.
Séance du 14/10/2026· Article 55 (appelé par priorité) et débat sur le prélèvement européen· président de la commission des affaires européennes Les débats budgétaires de cette année sont particulièrement suivis par nos partenaires européens, et celui-ci peut-être plus que les autres. En effet, chacun connaît la gravité de la situation que traverse notre continent. L’économie européenne ne cesse de décrocher par rapport aux États-Unis. En vingt-cinq ans, le PIB par habitant a progressé deux fois moins vite en Europe qu’outre-Atlantique, principalement faute d’investissements suffisants dans l’innovation. Dans le même temps, notre déficit commercial avec la Chine se creuse de 1 milliard d’euros par jour. Enfin, la crise énergétique pèse…
Séance du 11/05/2026· Discussion d’une proposition de résolution européenne· président de la commission des affaires européennes …qui voit ses droits fondamentaux piétinés, ses libertés civiles et politiques bafouées et son avenir européen entravé.Vous l’avez rappelé très justement, madame la rapporteure, derrière les maux que connaît la région, il y a souvent la main de la Russie. Comme il l’a fait pour l’Ukraine, Vladimir Poutine refuse le destin européen de la Géorgie et l’aspiration à la liberté et à la démocratie du peuple géorgien. Quand le peuple ukrainien s’est soulevé place Maïdan, les Européens ont parfois préféré regarder ailleurs. Ne reproduisons pas la même erreur, dont l’Ukraine et les Ukrainiens paient au…
Séance du 11/05/2026· Discussion d’une proposition de résolution européenne· président de la commission des affaires européennes Depuis maintenant de longs mois, le peuple géorgien se bat pour sa liberté et son avenir européen. Jour après jour, drapeaux européens à la main, des Géorgiens de toutes conditions – étudiants, médecins, artisans, journalistes, retraités – viennent réclamer une chose simple : le retour de la démocratie libérale et la poursuite du chemin européen de leur pays.Les élections législatives de 2024 ont marqué le premier pas de la dérive illibérale et autoritaire du gouvernement géorgien. Contesté, le scrutin a fait l’objet de nombreuses manipulations et de toutes sortes d’irrégularités de la part du…
Séance du 25/03/2026· Reprise du débat· président de la commission des affaires européennes C’est pourquoi nous devons bâtir sans tarder une véritable puissance européenne : c’est la seule manière de s’affirmer sur la scène internationale. (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR, DR et Dem.)
Séance du 25/03/2026· Reprise du débat· président de la commission des affaires européennes Une fois encore, le Rassemblement national a choisi les intérêts de la Russie contre ceux de l’Europe et de la France.Dans ce tableau, fait de chaos et de guerres, la question du rôle de la France et de l’Europe et celle de leur positionnement sur l’échiquier politique international se posent de façon plus aiguë que jamais. Nous avons basculé dans un autre monde, celui de la force, et nous, Français et Européens, devons prendre lucidement conscience de ce basculement, faute de quoi nous serons à la merci des empires qui ne savent que s’imposer par la force et nous serons alors réduits au rôle …
Séance du 25/03/2026· Reprise du débat· président de la commission des affaires européennes Voilà un mois que la guerre embrase le Proche-Orient et qu’une réalité que nous connaissions déjà depuis le retour de la guerre en Europe s’impose. Nous avons basculé dans un autre monde : désormais, la force prime le droit international.Le gouvernement a eu raison, par la voix du premier ministre tout à l’heure, de défendre le droit international, la désescalade et la négociation diplomatique face à l’intervention militaire en Iran, dont il est bien difficile de comprendre les objectifs recherchés, en particulier par les Américains.Le gouvernement a aussi eu raison de rappeler, par la voix du…
Séance du 04/02/2026· Présentation· président de la commission des affaires européennes Être un géant économique ne sert à rien si l’on continue d’agir en nain politique. Face à des méthodes de chantage, la seule vraie carte que puisse jouer l’Europe, je le répète, consiste à assumer pleinement sa puissance. Le temps du sursaut est venu. (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR, DR, HOR et LIOT.)
Séance du 04/02/2026· Présentation· président de la commission des affaires européennes Disons-le d’emblée : cet accord entre Union européenne et États-Unis n’est pas un bon accord. Plutôt que de s’appuyer sur la formidable puissance de son marché, l’Union n’a ni voulu ni assumé le rapport de force avec Donald Trump. Soyons lucides : ces droits de douane américains de 15 % créent une asymétrie qui pénaliserait notre excédent commercial, encouragerait les délocalisations, menacerait l’emploi en Europe. De leur côté, les Européens s’engagent non seulement à investir aux États-Unis des centaines de milliards supplémentaires, mais à accroître leur dépendance aux hydrocarbures américa…
Séance du 03/02/2026· Discussion d’une proposition de résolution européenne· président de la commission des affaires européennes Au fond, ce que nous devons faire, c’est développer notre autonomie stratégique, réduire notre dépendance à l’égard de la Chine et des USA et assumer de faire de l’Europe une puissance militaire, technologique, économique et scientifique.Ce qui se joue au Groenland dépasse largement ce territoire. C’est un test de crédibilité, de maturité et de responsabilité stratégique, et la confirmation que dans le monde qui vient, l’Europe ne sera respectée que si elle est capable d’assumer pleinement et concrètement sa puissance et de maintenir son cap, celui de l’indépendance, de la souveraineté et du r…
Séance du 03/02/2026· Discussion d’une proposition de résolution européenne· président de la commission des affaires européennes Nous avons des instruments de financement et la préférence européenne est actée. Cela dit, nous devons en faire davantage pour renforcer notre autonomie et permettre à certains États membres de mettre un terme à leur dépendance à l’industrie américaine de l’armement.Notre seconde priorité est la défense de nos intérêts économiques face à l’agressivité chinoise et aux tarifs américains. (M. Aurélien Saintoul s’exclame.) Pour cela, notre agenda économique doit être très simple : il doit protéger les acteurs européens en instaurant la préférence européenne, des mesures miroirs et d’autres mesures…
Séance du 03/02/2026· Discussion d’une proposition de résolution européenne· président de la commission des affaires européennes Notre débat de ce soir n’est pas anodin et, dans la mesure où il est la conséquence d’une nouvelle brèche dans l’ordre international que nous connaissions, il est même décisif. Nous ne sommes pas réunis ce soir pour débattre d’un énième coup de force de la Russie ou d’un nouvel embrasement au Proche-Orient. Nous sommes réunis parce que le Danemark, pays ami et allié, a été menacé de l’annexion d’une partie de son territoire par l’un de ses alliés, les États-Unis d’Amérique. Ces deux pays appartiennent à une même alliance militaire : un seuil a donc été franchi.C’est pourquoi je salue en préamb…
Séance du 19/01/2026· Déclaration du gouvernement, suivie d’un débat, portant sur le rôle de la France dans la prévention et la résolution des crises politiques internationales, notamment au Venezuela· président de la commission des affaires européennes C’est d’autant plus vrai que notre principal allié et partenaire historique, les États-Unis d’Amérique, ont engagé un changement de posture brutal et profond. Après le discours de J. D. Vance à Munich, l’altercation avec le président Zelensky dans le Bureau ovale, la publication de la nouvelle stratégie de sécurité américaine, l’interdiction faite à l’ancien commissaire européen Thierry Breton de se rendre sur le territoire américain et, désormais, les revendications sur le Groenland, plus personne ne peut l’ignorer : la relation transatlantique se désintègre ; le système international se dérè…
Séance du 19/01/2026· Déclaration du gouvernement, suivie d’un débat, portant sur le rôle de la France dans la prévention et la résolution des crises politiques internationales, notamment au Venezuela· président de la commission des affaires européennes Si l’Ukraine tombait, si demain la guerre se rapprochait de nos frontières, alors nous perdrions en Europe ce que nous avons de plus précieux : la paix, la liberté, la prospérité. Une capitulation ukrainienne, que certains ont pensé, sinon tenté d’imposer, serait un danger existentiel pour l’Europe, donc pour la France. C’est pourquoi le président de la République a eu raison de tout faire, depuis un peu plus d’un an, pour qu’advienne la coalition des volontaires. C’est aujourd’hui nous, les Européens, qui assurons la quasi-totalité du soutien à l’Ukraine, la France en assumant la part la plus…
Séance du 19/01/2026· Déclaration du gouvernement, suivie d’un débat, portant sur le rôle de la France dans la prévention et la résolution des crises politiques internationales, notamment au Venezuela· président de la commission des affaires européennes Vous l’avez très justement dit en préambule à notre débat, madame et monsieur les ministres, la situation internationale est grave. Pour l’Europe, elle est très certainement la plus sérieuse depuis 1945, car nous sommes seuls, en première ligne, face à des puissances – la Russie, la Chine, et les États-Unis – qui poursuivent des logiques impériales.Dans ce moment, ce qui est en cause, c’est notre capacité à garantir notre sécurité, notre indépendance et notre souveraineté, donc à assurer à nos enfants qu’ils vivront sur un continent libre, en paix et prospère, tel que nous le connaissons aujou…
Séance du 06/01/2026· Coalition des volontaires pour l’Ukraine Aujourd’hui, les pays européens alliés de l’Ukraine et des émissaires américains se retrouvent à Paris, autour du président de la République, pour un nouveau sommet de la coalition des volontaires. Dans le brouillard qui accompagne ces négociations, nous défendons avec Gabriel Attal plusieurs priorités pour l’Ukraine.D’abord, nous voulons une paix juste et durable en Ukraine, et la sécurité pour l’Europe. Dans ce cadre, nous soutenons des garanties de sécurité robustes, en commençant par le renforcement significatif des forces armées ukrainiennes, premier rempart face à la Russie.Ensuite, une …
Séance du 10/12/2025· Déclaration du gouvernement sur la stratégie de défense nationale· président de la commission des affaires européennes L’Europe n’a pas d’autre choix que celui de la puissance. C’est ce que le président de la République, Emmanuel Macron, répète inlassablement depuis 2017 : il alerte sur le nécessaire réarmement de notre pays et de l’Europe. Votons ces crédits et allons ensemble sur ce chemin pour préserver un continent libre, prospère et en paix pour les décennies à venir. (Applaudissements sur les bancs du groupe EPR et sur plusieurs bancs du groupe Dem. – M. Joël Bruneau applaudit également.)
Séance du 10/12/2025· Déclaration du gouvernement sur la stratégie de défense nationale· président de la commission des affaires européennes C’est pourquoi, monsieur le premier ministre, face à toutes les menaces qui pèsent sur notre continent, il nous faut rapidement agir avec nos partenaires européens.
Séance du 10/12/2025· Déclaration du gouvernement sur la stratégie de défense nationale· président de la commission des affaires européennes Il est désormais aussi le principal relais de l’idéologie Maga puisqu’aujourd’hui, nous découvrons les propos du président du Rassemblement national, Jordan Bardella, qui depuis Londres a expliqué que la stratégie de sécurité américaine, laquelle propose l’ingérence en Europe, était une bonne stratégie. (« Oh là là ! » sur les bancs du groupe RN.) Voilà le véritable projet du Rassemblement national, un jour soumis à Moscou, le lendemain à Washington. (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR et Dem. – Mme Delphine Batho et M. Gérard Leseul applaudissent également.)Et cet après-midi, dans…
Séance du 10/12/2025· Déclaration du gouvernement sur la stratégie de défense nationale· président de la commission des affaires européennes Pour ce faire, ils comptent sur leurs relais en Europe. Nous observons dans tous les pays européens la collusion entre les partis nationalistes et populistes et ces puissances qui veulent nous soumettre. La France n’échappe évidemment pas à cette réalité. Nous savions que le Rassemblement national était la courroie de transmission de la Russie de Vladimir Poutine – une commission d’enquête à l’Assemblée nationale l’a étayé. (Mme Delphine Batho applaudit. – « Oh ! » sur les bancs du groupe RN.)
Séance du 10/12/2025· Déclaration du gouvernement sur la stratégie de défense nationale· président de la commission des affaires européennes Notre débat de ce jour se déroule dans un contexte où les enjeux sécuritaires n’ont jamais été aussi cruciaux pour la France et l’Europe depuis la fin de la guerre froide, voire depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Vous avez rappelé en préambule, monsieur le premier ministre, à très juste titre, les nombreuses menaces qui pèsent sur notre pays et sur notre continent, mais soyons lucides, il ne s’agit plus seulement de menace, car la guerre est en Europe et le conflit ne s’arrête pas à l’Ukraine. C’est tout le continent qui est mis au défi par la Russie, laquelle ne fait plus aucun myst…
Séance du 13/11/2025· Article 45 et débat sur le prélèvement européen …qui vise uniquement à diminuer la contribution de la France au budget européen, c’est-à-dire à isoler notre pays, alors que nous avons plus que jamais besoin d’une France forte au sein d’une Europe puissance. (M. Paul Midy applaudit.) Je trouve cette alliance honteuse – en tout cas, peu courageuse –, car elle ne mentionne pas les conséquences de ce qu’elle propose. Si nous votions les amendements déposés par les députés du Rassemblement national ou de La France insoumise, nous exposerions au mieux notre pays à des sanctions – l’argent des fonds européens ne serait pas versé à temps à nos agri…
Séance du 13/11/2025· Article 45 et débat sur le prélèvement européen En écoutant les propos du président Coquerel et du rapporteur spécial Tanguy, j’ai l’impression qu’il se forme sous nos yeux une alliance des nationalistes allant du Rassemblement national à La France insoumise (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe EPR. – Exclamations sur plusieurs bancs du groupe RN)…
Séance du 13/11/2025· Article 45 et débat sur le prélèvement européen· président de la commission des affaires européennes Disons-le, à cette tribune, très clairement : rien n’est plus faux. Cette contribution est au contraire la condition de notre influence. Elle garantit un soutien à nos agriculteurs, elle nourrit le développement de notre défense européenne, de notre industrie, de notre innovation, en somme de tout ce qui fait l’indépendance de la France, celle de ses voisins, face aux grands empires désireux d’une seule chose : soumettre notre pays et ses partenaires européens. C’est pourquoi, étant donné l’importance du moment que nous vivons, notre contribution au budget européen doit être défendue avec la p…
Séance du 13/11/2025· Article 45 et débat sur le prélèvement européen· président de la commission des affaires européennes Alors que nous débattons depuis plus de trois semaines du budget de la France, nous abordons enfin sa dimension européenne à travers le versement d’une contribution française plus importante que jamais. Plus importante que jamais, car face à la multiplication des menaces, au décrochage de nos économies par rapport à celles des États-Unis et de la Chine, au durcissement des relations commerciales, aux défis géopolitiques, à la guerre sur notre continent, le budget européen constitue plus que jamais un levier de puissance et de souveraineté indispensable. Pourtant, après avoir écouté certains de…
Séance du 31/10/2025· Après l’article 3 (suite) N’importe quoi !
Séance du 25/06/2025· Suspension et reprise de la séance· président de la commission des affaires européennes Pourtant, tout au long de cette crise, notre pays est resté fidèle à un engagement de longue date, celui du respect du droit international. La France a participé il y a quelques années à la négociation du JCPOA, défendu une exigence de transparence et de contrôle. Elle est restée fidèle à ce cadre, que d’autres ont fragilisé. Cette constance, cette exigence, c’est ce qui fait que la France est crédible, que la voix de la diplomatie française porte, ce qui permet d’affirmer qu’il n’existe pas de solution pérenne au nucléaire iranien par la force.Alors que le cessez-le-feu est en vigueur, la rep…
Séance du 25/06/2025· Suspension et reprise de la séance· président de la commission des affaires européennes Il faut se rendre à l’évidence : le danger nucléaire demeure, la question du contrôle du programme nucléaire et balistique iranien reste en suspens tant qu’une solution négociée n’a pas été entérinée. Même si les frappes israéliennes et américaines ont freiné ce programme, le risque du développement d’un programme nucléaire clandestin perdure puisque la république islamique d’Iran paraît vouloir couper les ponts avec l’AIEA, comme l’a semble-t-il entériné son parlement. Si l’on ne peut que se réjouir du cessez-le-feu, qui paraît tenir pour le moment, la situation reste volatile et instable.Lor…