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Contrôle réel des investissements étrangers en France · Contrôle réel des investissements étrangers en France

Amendement n° 18 Sans sort

Mme Marie Lebec EPRet 11 cosignataires· Séance publique· déposé le 26 octobre 2026· A discuter
En clair
Résumé en cours…
Article PREMIER

Dispositif

Supprimer cet article.

Exposé sommaire

Cet amendement supprime la réécriture de l'article L. 151-3 du code monétaire et financier. L'objectif de protection de la souveraineté productive est partagé. Mais la France dispose déjà de l'un des dispositifs de filtrage les plus exigeants d'Europe, renforcé sans interruption depuis 2019 : pouvoirs d'injonction et de sanction issus de la loi PACTE, abaissement à 10 % du seuil de contrôle dans les sociétés cotées, pérennisé au 1er janvier 2024, extension aux matières premières critiques, à la photonique, aux technologies de production d'énergie bas carbone et aux succursales d'entités étrangères. Le faible nombre de refus ne traduit pas un laxisme : plus de la moitié des autorisations sont assorties de conditions, outil plus protecteur qu'un refus qui laisserait souvent l'entreprise sans repreneur. Le texte expose en outre le dispositif à une censure au regard de l'article 63 du TFUE. La Cour de justice a jugé que des objectifs d'ordre purement économique, comme la sécurité d'approvisionnement ou la préservation de l'emploi local, ne peuvent justifier un contrôle des investissements (CJUE, 13 juillet 2023, Xella Magyarország, C-106/22). Enfin, le nouveau règlement européen sur le filtrage des investissements étrangers, adopté par le Parlement européen le 19 mai 2026, devra être décliné en droit national. C'est dans ce cadre, et non par une réécriture unilatérale, que les pistes de la commission d'enquête doivent être étudiées.

Cosignataires

Jean-René Cazeneuve, Pierre Cazeneuve, Benjamin Dirx, Marc Ferracci, Guillaume Kasbarian, Constance Le Grip, Denis Masséglia, Nicolas Metzdorf, Paul Midy, Charles Rodwell, Charles Sitzenstuhl

Scrutin public

Pas encore examiné.

« Absent » signifie que le député n'a pas pris part au scrutin, pas qu'il était absent de l'Assemblée.