Violences au sein de la famille · violences faites aux femmes
Amendement n° CL70 Rejeté
Mme Josy Poueyto DEMet 6 cosignataires· Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République· déposé le 27 septembre 2019· sort le 2 octobre 2019
En clair
Résumé en cours…
Article 2 · alinéa Après l'alinéa 9
Dispositif
I. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :
« « 6° quater En cas de refus de la partie défenderesse de port du dispositif prévu au 6° ter , le juge peut attribuer à la partie demanderesse, pour une durée renouvelable de six mois et si elle y consent expressément, un dispositif de téléprotection lui permettant d’alerter les autorités publiques. Avec l’accord de la partie demanderesse, ce dispositif peut, le cas échéant, permettre sa géolocalisation au moment où elle déclenche l’alerte ; ». »
II. – En conséquence, à l’alinéa 8, substituer aux mots :
« il est inséré un 6° ter ainsi rédigé »
les mots :
« sont insérés des 6° ter et 6° quater ainsi rédigés ».
Exposé sommaire
Le juge aux affaires familiales, en tant que juge civil, ne peut contraindre l'auteur des violences au port d'un dispositif anti-rapprochement. Afin de protéger efficacement la victime dès la délivrance de l'ordonnance de protection, cet amendement propose de donner au JAF la possibilité de lui attribuer un "téléphone grave danger" (calqué sur le dispositif de téléprotection prévu à l'article 41-3-1 du code de procédure pénale).
Dans ce cadre, l'auteur des violences sera prévenu que son refus entraîne la remise d'un téléphone grave danger, qui jouera ainsi un rôle dissuasif, et permettra à la victime d'informer les forces de l'ordre en cas de danger imminent.
Cosignataires
Erwan Balanant, Vincent Bru, Isabelle Florennes, Élodie Jacquier-Laforge, Philippe Latombe, Laurence Vichnievsky
Scrutin public
Pas de scrutin public : sort « Rejeté » décidé à main levée ou sans vote.
« Absent » signifie que le député n'a pas pris part au scrutin, pas qu'il était absent de l'Assemblée.